La percée qui fait pschitt !
Par Gérard Delorme, mercredi 29 avril 2009 à 00:00 :: General :: #885 :: rss
"Qui aime bien châtie bien", a-t-on coutume de dire. J'aime bien Mireille Le Corre, mais sa démission, son abandon de la scène politique me laisse pantois. Au même titre que Nicolas Soret, Guillaume Larrivé ou Jean-Baptiste Lemoyne, elle avait apporté un air de jeunesse. Un renouvellement. Parachutée par la direction nationale du PS (au nom de la parité) dans la première circonscription de l'Yonne, elle arrive, en quelques mois, à gagner la confiance des Auxerrois et à mobiliser les militants. N'a-t-elle pas dominé Jean-Pierre Soisson dans sa propre ville aux législatives ? N'a-t-elle pas vaincu Pascal Henriat, un enfant du pays, aux cantonales ? C'était il y a tout juste un an. Son discours avait été entendu et son travail de terrain récompensé. Dans la foulée, le PS lui confiait les clés de la fédération de l'Yonne et elle entrait au secrétariat national.
Devant une telle ascension, j'écrivais dans cette même rubrique, fin décembre : "La plus belle percée politique sur le plan départemental est à mettre à l'actif de Mireille Le Corre". Une percée qui a fait pschitt. Désolant ! Désolant, pour tous ceux qui se sont investis auprès d'elle, qui ont partagé ses campagnes, qui ont collé ses affiches, qui ont tiré les mêmes sonnettes, qui se sont rangés derrière son aura parce qu'ils croyaient en elle et partageaient ses valeurs. Non, Mireille le capitaine ne doit pas quitter le bateau en pleine mer. Quelles que soient les raisons, familiales, professionnelles, affectives, événementielles. Tout simplement parce qu'une élection est un contrat moral passé avec les électeurs, avec les militants. Et que ce contrat a une durée. Une telle rupture est forcément traumatisante, même si les choix de vie méritent le plus grand respect.
Il reste que la vie politique est un engagement permanent, au service des citoyens. Sinon, la course aux mandats n'a aucun sens moral. Il ne faudrait pas que la constitution des listes pour les élections européennes, liste sur lesquelles tu n'as pas trouvé ta place en position d'éligible (les autres n'ont aucun sens) soit à l'origine de ce départ précipité. Il se trouvera bien quelque mauvais esprit pour le penser. Peu importe. Je garde la même affection pour la jeune maman. Cette démission crée un vide, mais les vides sont fait pour être comblés. Il y aura donc de nouvelles élections à Auxerre et le candidat légitime du PS est désormais Jacques Hojlo, l'adjoint de Guy Férez. Avec Pascal Henriat, Dominique Mary, Guillaume Larrivé, ... comme adversaires ? Ce sera l'objet de mon prochain propos.
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Commentaires
1. Le mercredi 29 avril 2009 à 11:46, par La ménagère de +50ans
2. Le mercredi 29 avril 2009 à 12:57, par mv2
3. Le jeudi 30 avril 2009 à 06:53, par trutru
4. Le vendredi 1 mai 2009 à 19:49, par Gilbert B.
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