Hojlo-Henriat : destins croisés
Par Gérard Delorme, mercredi 29 avril 2009 à 23:16 :: General :: #886 :: rss
Jacques Hojlo et Pascal Henriat. Les voici qui reviennent sur le devant de la scène politique à la faveur d'une élection cantonale partielle consécutive à la démission de Mireille Le Corre. Deux Auxerrois bon teint qui ont grandi dans l'environnement de Jean-Pierre Soisson et Guy Férez. Le premier, adjoint au maire socialiste, a souvent eu du mal à être candidat. Le second, lieutenant fidèle mais délaissé par JPS, n'arrive pas à se faire élire. Deux destins qui se croisent sans vraiment se rencontrer. Deux hommes que la vie politique a souvent rendu amers. Explications !
Jacques Hojlo aurait du être conseiller général du canton d'Auxerre Nord, en 1998, à la place de Robert Bideau, le maire de Monéteau, si le Vert Denis Roycourt (également adjoint de Guy Férez) n'avait pas joué les francs-tireurs en décidant de se maintenir au second tour. Il échoua pour seulement 40 voix. Dix ans plus tard, il pensait tenir sa revanche en héritant du canton voisin légué par Michel Bonhenry. Mais l'obstacle vint de son propre camp. Mireille Le Corre, renforcée par un bon résultat aux législatives, fut investie par les militants. Pour une voix ! De quoi en vouloir à la terre entière. Jacques Hojlo s'était résolu à attendre 2011 et la succession de Serge Franchis pour tenter à nouveau sa chance quand Mireille Le Corre - et ce n'est pas le moindre des paradoxes - lui libère la voix de l'assemblée départementale.
Car il est déjà sur la ligne de départ Jacques Hojlo, renforcé par une légitimité de terrain et on ne voit pas comment le PS pourrait ne pas soutenir sa candidature. Même Pascal Henriat considérait, pendant la campagne de 2008, qu'il aurait fait un meilleur candidat que Mireille Le Corre. C'est dire ! Il lui faudrait une sacrée dose d'inconscience à l'ancien président du MoDem de l'Yonne pour oser affronter plus fort que celle qui l'avait battu. Réactivé par Jean-François Kahn, à l'occasion des Européennes, le "Référent" MoDem ( c'est son propre terme) ne semble pas décidé à vivre une nouvelle aventure politique tant les précédentes se sont soldées par autant de désillusions. La plus grande, souvenons-nous, lui ayant été infligée par Jean-Pierre Soisson quand il lui préféra Guillaume Larrivé comme suppléant à la députation.
Mais il trouvera toujours quelques amis, comme on dit, pour l'inciter à se présenter. Histoire de porter la responsabilité d'un nouvel échec. Car ce canton, fruit d'un savant découpage qui visait à écarter les quartiers populaires des terres d'élection de Jean-Pierre Soisson et Hubert Moissenet, a été dessiné pour la gauche. D'ailleurs les candidats UMP ne vont pas se précipiter sur la ligne de départ, sinon les seconds couteaux. Dominique Mary, la nouvelle présidente du Mouvement, n'a pas envie de ternir son image par une énième défaite et Guillaume Larrivé pas davantage. Le canton de Serge Franchis offrira certainement plus de chance de succès. Encore que ! Alors, pourquoi pas Elisabeth Gérard-Billebault, prête à tous les sacrifices pour exister. Même à porter les couleurs de l'UAY pour ce scrutin. Car, comme à Avallon et à Pont-sur-Yonne, il ne fera pas bon sortir sous pavillon UMP.
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Commentaires
1. Le jeudi 30 avril 2009 à 00:53, par Gilbert B.
2. Le jeudi 30 avril 2009 à 09:10, par VICTOR
3. Le vendredi 1 mai 2009 à 11:11, par sophie la tortue
4. Le dimanche 3 mai 2009 à 21:03, par une auxerroise
5. Le lundi 4 mai 2009 à 10:25, par jean eudes
6. Le mercredi 6 mai 2009 à 09:21, par capitolin
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